Bâtiment fermé, Église ouverte

Mis à jour le 23.11.2018 à 09:21
Bâtiment fermé, Église ouverte

C’est samedi soir. Après une longue semaine de travail, le Sabbat est arrivé avec son rythme frénétique, à la mesure de l’accumulation de programmes, de réunions et de préparations en tous genres. Qui n’a jamais fait l’expérience d’arriver épuisé à la fin du « jour de repos » ? Ou de dire à ses voisins : « Merci pour votre gentille invitation à manger ensemble à midi, mais je ne peux pas, je vais à l’église » ?

 

L’Église Gospel Celebration, à Toulouse, aime les cultes rythmés par une louange vibrante et les concerts d’évangélisation. C’est la base de son identité. Mais l’Église, c’est aussi un sabbat par mois où le bâtiment est fermé, et la communauté se réunit dans les maisons. A l’origine, l’Église n’a pas eu le choix. Ne possédant pas de lieu de culte, la communauté a cherché un endroit à louer, et elle s’est installée dans les locaux d’une église Réformée Évangélique. Seulement, voilà : la salle n’était disponible que 3 samedis par mois. Mais avec le Seigneur, les obstacles sont des opportunités. Et ils peuvent devenir des bénédictions. Un sabbat par mois s’est vu dédié naturellement à développer les liens familiaux et amicaux. Des groupes de maison sont nés de cet espace disponible, et nous constatons aujourd’hui que c’est principalement là que les changements de vie ont lieu.

 

Cette année, l’Église a déménagé. Les voisins du lieu de culte avaient leur chambre à coucher collée au mur de la salle de culte, ils appréciaient moyennement le réveil du samedi matin. Alors la communauté nomade est repartie en quête d’un nouveau lieu, qui a finalement été trouvé dans une Église Evangélique. Mais voilà : l’église était disponible tous les samedis. Etait-ce une bénédiction ? Peut-être, mais la communauté a choisi de garder son sabbat dans les maisons. D’une contrainte, c’est devenu un choix.

 

La semaine dernière, une personne est venue me dire : « J’aimerais me faire baptiser. J’ai connu Dieu il y a un moment, je ne me suis jamais engagée, puis je me suis éloignée de Dieu. Récemment, j’ai été invitée un sabbat à participer à un groupe, et à manger ensemble. L’hôtesse de maison m’a accueilli avec une telle gentillesse que je me suis tout de suite sentie en famille. C’est ça qui a fait le déclic. »

 

C’est parfois quand le bâtiment est fermé que l’Église peut s’ouvrir.

 

Gaël Cosendai.