Silver Spring, Maryland, États-Unis- L'Église adventiste travaille pour multiplier les programmes des ministères de la santé

Mis à jour le 24.02.2010 à 23:18
Silver Spring, Maryland, États-Unis- L'Église adventiste travaille pour multiplier les programmes des ministères de la santé
La semaine du 4 février à Orlando en Floride, les membres adventistes passionnés par l’approche de la santé se sont retrouvés pour une convention de formation. Cet événement, qui accueillait presque 500 personnes, est le plus grand événement de formation destiné aux membres laïcs.

Selon les dirigeants de l'Église, ce sommet annuel, a mis des outils à la disposition de la direction régionale et locale des églises pour proposer des programmes de santé à la communauté. Ces programmes sont des clés depuis que la dénomination s'est engagée l'année dernière à participer à la réalisation d'objectifs internationaux de santé au sein des communautés locales.

Les ateliers ont été conçus pour former les leaders de l'église adventiste locale à l'organisation de séminaires sur des thèmes allant du rétablissement d'un deuil ou d'un chagrin, du sevrage tabagique en passant par des cours de santé pour la famille et des cours de nutrition.

« Nous souhaitons que chaque église devienne un centre de formation à la santé pour la communauté » a affirmé DeWitt Williams, directeur des Ministères de la Santé pour la Division nord-américaine de l'Église adventiste.

Cet objectif fait écho aux responsables de la santé de l'Église adventiste mondiale qui ont rencontré les officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies en juillet dernier pour tenter d'établir un partenariat pour appliquer les Objectifs pour le Développement en matière de Santé dans les communautés chrétiennes.

Depuis ses débuts qui datent de quelques 150 années, l'Église adventiste a préconisé l'éducation d'un mode de vie sain et dirige à présent le plus grand réseau protestant d'hôpitaux au monde. A travers les années, les adventistes ont montré qu'ils vivent plus longtemps et ont des vies plus saines en comparaison avec les populations environnantes. La deuxième étude adventiste sur la santé est en train d'être conduite par l'université de médecine de Loma Linda en partenariat avec les Instituts de Santé Nationaux de l’État américain.

Pour les membres d'église qui ne sont pas des professionnels de santé, le sommet d'Orlando constitue une formation « idéale » pour apprendre les dernières pratiques basées sur des preuves, a expliqué le docteur Peter Landless, directeur adjoint des Ministères de la Santé pour l'Église adventiste mondiale.

P. Landless a ajouté : « Bien évidemment, nous ne les formons pas à la pratique de la chirurgie ou à la direction d'un service d'urgences. Nous les formons à comprendre comment être des « prolongements » de la grâce et de l'amour du Christ dans un monde qui fait mal émotionnellement et physiquement ».

P. Landless a participé à l'enseignement d'un séminaire sur les bases de la santé, qu'il décrit comme un cours intensif pour instructeurs pour apprendre la physiologie de la maladie. La santé était abordée en termes de mode de vie, incluant le repos, l'exercice, les relations sociales et l'intégrité.

« Nous croyons qu'il est important de former nos membres d'église, pas seulement nos professionnels de santé qui sont déjà formés dans les universités de médecine, mais également nos membres pour qu'ils comprennent ces procédés » a dit P. Landless. « Cela leur permet de discerner et choisir avec prudence parmi la myriade de traitements qui leur sont proposés ».
Les responsables de l'Église ont reconnu le fossé qui existe entre l'objectif de la dénomination souhaitant que chaque église soit aussi un centre d’éducation à la santé et la réalité actuelle. En réalité, il n'existe pas de statistiques dans l'Église mondiale sur les programmes de santé pour les différentes communautés locales.

Le Docteur Ephraim Palmero, directeur des Ministères de la Santé dans l'État de l'Alaska, a dit que seulement 11 églises sur 31 dans cet Etat proposent un programme de santé ou ont nommé un responsable de cette activité dans leur congrégation.

Néanmoins, ces programmes de santé ne visent pas l’évangélisation mais uniquement le bien être physique de la population. La collaboration avec les médecins, les paramédicaux, infirmières et autres professionnels de santé reste inévitable.

Source : ANN/BIA