L’apostasie

Méditations spirituelles 06/02/2023

Silver Spring, Maryland, États-Unis | Ted N.C. Wilson | DIA

Salutations, mes amis ! Alors que nous poursuivons notre voyage dans le livre « La tragédie des siècles », nous nous souvenons avoir lu au chapitre 2 la terrible persécution que les premiers chrétiens ont subie aux mains de l’empire romain séculaire. Cependant, la persécution n’a fait qu’attiser les flammes de la vérité et les chrétiens ont continué à augmenter en nombre. Voyant que son but était contrecarré, Satan a changé de tactique. La persécution a cessé et des compromis se sont insinué dans l’église primitive, exaltant les pratiques païennes et minimisant les enseignements clairs du Christ.

Aujourd’hui, nous verrons comment la montée d’une grande apostasie, et de son chef, a été prédite par l’apôtre Paul environ cinq siècles plus tôt, lorsqu’il a écrit aux croyants de Thessalonique, affirmant que la seconde venue du Christ aurait lieu à certaines conditions : « En effet, il faut que l’apostasie arrive d’abord et qu’apparaisse l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève contre tout ce qu’on appelle Dieu on qu’on adore ; il va jusqu’à s’asseoir [comme Dieu] dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même Dieu ».

Qui est cet « homme de péché », qui s’oppose à Dieu et tente de prendre la place de Dieu sur terre par des enseignements et des pratiques blasphématoires ? En lisant le chapitre 3 de « La tragédie des siècles », nous voyons que ce concept n’est pas immédiatement révélé :

« Peu à peu, modestement et en silence d’abord, puis plus ouvertement à mesure qu’il prenait des forces et recevait plus de crédit, ce mystère de l’iniquité poursuivait son œuvre d’égarement. Presque imperceptiblement, des coutumes païennes pénétrèrent dans l’Église ».

Alors que l’église médiévale cherchait à gagner en richesse et en pouvoir, elle a été amenée à faire un compromis entre le paganisme et le christianisme, remplaçant la parole du Christ par la loyauté envers un être humain, le puissant évêque de Rome.

En 533 apr. J.-C., l’empereur romain Justinien a nommé l’évêque de Rome, c’est-à-dire le pape, « Chef de toutes les Églises Saintes ». Après l’expulsion des Ostrogoths de Rome en 538 apr. J.-C., la papauté acquiert un plein pouvoir politique et religieux. Le pape a alors reçu le titre même de divinité, « Seigneur Dieu le Pape », et a été considéré comme infaillible, c’est-à-dire comme étant véritablement Dieu et homme.

Nous lisons ce qui suit : « Comme la Bible exaltait la souveraineté de Dieu et de la vérité, elle devait être cachée et supprimée. Telle fut la conclusion logique adoptée par l’Église de Rome. Des siècles durant, la propagation des Écritures fut interdite. On défendait au peuple de les lire ou de les posséder chez soi ».

Sans la Bible comme « protection », les gens n’avaient aucun critère pour distinguer le bien du mal et étaient à la merci d’une église et d’un clergé corrompus.

Le paganisme s’est introduit dans l’église par le biais du culte des images. Les idoles, auparavant vénérées comme des divinités païennes, étaient simplement transformées en soi-disant saints chrétiens et adorées. C’est ainsi que de grands groupes de personnes sont devenus des chrétiens de nom.

L’une des façons les plus significatives par lesquelles le paganisme a pénétré dans l’Église est sans doute le culte du « jour vénérable du soleil », à savoir le dimanche.

Cela ne s’est pas produit soudainement. « Dans les premiers siècles, tous les chrétiens observaient le vrai sabbat », à savoir le septième jour. Mais il nous est dit que Satan « manœuvrait-il par ses agents avec une grande habilité ». Le dimanche est devenu une fête en l’honneur de la résurrection du Christ.

Au fil des ans, le dimanche a continué d’être célébré comme une grande fête, tandis que le samedi est devenu un jour de jeûne et de travail. Enfin, la fête païenne « finit par recevoir les honneurs d’une institution divine. Quant au sabbat de la Bible, il fut qualifié de vestige de judaïsme, et l’anathème fut prononcé contre ses observateurs ».

Au VIe siècle, la papauté était fermement établie et les 1 260 ans d’oppression papale prophétisés dans les livres de Daniel et de l’Apocalypse avaient commencé.

Le pape et les prêtres étaient considérés comme les seuls médiateurs entre Dieu et les êtres humains. Le salut par les œuvres était enseigné, encourageant les longs pèlerinages, les actes de pénitence, la fondation d’églises et de sanctuaires, et le paiement de grosses sommes à l’église afin d’obtenir un chemin vers le paradis. La doctrine des indulgences a été introduite, permettant aux gens un moyen de « payer » pour les péchés qu’ils prévoyaient de commettre à l’avenir.

Le faux enseignement de l’immortalité de l’âme a été mis en avant, donnant lieu au culte de la vierge Marie et à l’adoration des saints célestes. Cela a ouvert la porte à l’hérésie des tourments éternels dans un enfer éternel, ainsi qu’à l’idée du purgatoire, une sorte de terrain intermédiaire où, après avoir souffert pendant un certain temps, on est prêt à être admis au paradis.

L’une des hérésies les plus audacieuses était peut-être le sacrifice idolâtre de la messe, dans lequel « les prêtres prétendaient faire du pain et du vin de la cène le vrai corps et le vrai sang de Jésus-Christ ».

Pour ceux qui n’acceptaient pas ces enseignements et pratiques hérétiques et idolâtres, la torture et la mort étaient prévues. Au XIIIe siècle, l’instrument le plus terrible de la papauté a été institué : l’inquisition. Pendant près de quatre siècles, d’innombrables hommes et femmes ont subi des tortures et des morts horribles pour ne pas s’être agenouillés devant cette fausse puissance religieuse.

Pendant les 1260 ans de ténèbres annoncées par la prophétie, la parole de Dieu a été quasiment bannie de la surface de la terre. Le mal avait pris le dessus, des crimes impensables étaient commis et même célébrés.

Et pourtant, la lumière de la vérité de Dieu ne s’éteint jamais complètement. Tout au long de l’histoire, il a toujours préservé un reste, un groupe de personnes fidèles à sa Parole.

La semaine prochaine, alors que nous poursuivons notre étude de « La tragédie des siècles », nous examinerons un groupe spécial de personnes qui ont courageusement porté le flambeau de la vérité pendant cette période très sombre.

Si vous n’avez pas encore une copie de ce livre incroyable, je vous invite à visiter le site thegreatcontroversyproject.org où vous pouvez télécharger votre copie gratuite dès aujourd’hui.

Alors que notre temps ensemble touche à sa fin, je vous invite à prier avec moi.

Prière :

Père céleste, nous reconnaissons que des millions de personnes ont littéralement souffert parce qu’elles ont cru en ta sainte Parole écrite et qu’elles ont voulu suivre les instructions du ciel. Merci de nous avoir donné la Bible, merci de nous donner la possibilité d’avoir accès à la sainte Parole aujourd’hui. Aide-nous à la lire, la vivre, la promouvoir et la partager. Et Seigneur, nous te prions, guide-nous vers l’avenir et vers tous les défis que nous pourrons rencontrer, que nous puissions, comme ceux d’autrefois, toujours nous appuyer complètement sur toi et ta Parole, car tu nous guideras. Merci. Au nom de Jésus, amen.