Dimanche : Dieu veut vous envoyer un message (Semaine de prière 2019)

Méditations spirituelles 02/11/2019

Qu’est-ce qui pousse un prophète à transmettre le message ?

Imaginez pendant un moment que vous n’avez jamais entendu parler du christianisme. Soudain, vous tombez sur un livre dans la rue. Vous le ramassez. Son titre ? « La Sainte Bible ». C’est tout. Pas un mot sur son auteur. Mais qui donc l’a écrit ?

La première chose que je fais lorsque je prends un livre, j’en lis le titre, puis je cherche son auteur. Ayant travaillé dans le domaine des publications, je sais exactement où trouver cette information : sur la page du copyright. Mais lorsqu’on ouvre « La Sainte Bible », surprise ! L’information recherchée ne s’y trouve pas. Que peut donc présumer le lecteur qui ouvre la Bible pour la première fois ? Qui a écrit ce livre ? Comment nous est-il parvenu ? Qui en a constitué le canon ? Bien entendu, même un laïc sait, en matière de questions religieuses, que les chrétiens déclarent que l’origine de la Bible remonte à Dieu lui-même. Est-ce à dire que la Bible telle que nous la connaissons aujourd’hui est tombée du ciel ? Dieu a-t-il des « secrétaires » ou des éditeurs ? A-t-elle été écrite par lui ou par des êtres humains ?

Lorsque nous abordons le phénomène de la Bible, une décision clé s’impose : déterminer si nous l’analyserons à partir de points de vue qui lui sont étrangers, ou si nous donnerons la priorité à la façon dont elle se définit elle-même. Alors que nous cherchons à comprendre sa signification, il ne serait pas juste pour elle et son auteur (ou ses auteurs) d’ignorer ce qu’elle dit d’elle-même et de son origine.

L’apôtre Paul – l’un des écrivains les plus prolifiques dans la Bible – a affirmé sans ambages : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre (1). » (2 Tm 3.16,17).

Dans la même veine, l’apôtre Pierre déclare : « Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 P 1.19-21)

Cet auto-témoignage biblique affirme que les Écritures sont « inspirées » de Dieu. Les prophètes parlaient donc « sous l’inspiration » du Saint-Esprit.

Ces deux passages bibliques contiennent une abondance d’information approfondie au sujet de l’origine et de la nature de la Bible. Ils affirment 1) que les Écritures trouvent leur origine
en Dieu, et que c’est lui qui prend l’initiative de se révéler en communiquant avec les êtres humains ; 2) que cette révélation se produit grâce au phénomène de « l’inspiration » (en grec : theopneustos) ; et 3) que ce phénomène s’applique à la Bible tout entière.

Alors que nous considérons ces versets traitant de l’origine de la Bible, il est important de garder à l’esprit ce qu’ils affirment et ce qu’ils n’affirment pas. Tout en insistant sur le fait que Dieu est l’Auteur de la Bible, ces passages n’affirment pas qu’il en soit l’Écrivain. Les écrivains, ce sont les « saints hommes de Dieu » qui ont consigné la révélation sous « inspiration » divine.

Ainsi, l’apôtre Pierre déclare clairement que bien que les êtres humains soient les agents physiques des Écritures, l’origine de la révélation – la source du contenu des Écritures – c’est Dieu lui-même. Bien que l’activité humaine prenne part au processus, elle n’est pas la source d’où émergent les explications, les expositions, ou les interprétations contenues dans les Écritures.

COMMENT L’INSPIRATION SE PRODUIT-ELLE ?

La question demeure : comment comprendre la relation entre le divin Auteur et les écrivains humains ? Quel rôle chacun de ces acteurs joue-t-il ? Comment ce processus de révélation a-t-il été exprimé dans les Écritures ?

Même une approche superficielle de la Bible suffit au lecteur pour constater que la rédaction du saint Livre n’était pas un phénomène monolithique qui s’est développé dans une brève période de temps et de la même manière tout le long. Bien au contraire : la Bible, telle qu’elle nous est parvenue, est le résultat d’environ 40 auteurs qui ont consigné leur témoignage sur une période de
15 siècles en trois langues différentes : l’hébreu, l’araméen, et le grec. Une approche plus érudite montrerait que les nombreux styles littéraires correspondent au nombre d’auteurs et à la diversité des cultures représentées.

Ainsi donc, comment le canon biblique a-t-il été constitué ?

Les versets que nous avons brièvement analysés (2 Tm 3.16 ; 2 P 1.21) déclarent catégoriquement que Dieu « a inspiré » les Écritures. Ce terme, cependant, est trop large pour expliquer comment la méthode divine pour communiquer la volonté de Dieu par écrit fonctionne dans la pratique.

Considérant les propres déclarations des Écritures – la Bible dans sa forme écrite – des érudits ont tenté de comprendre comment le phénomène de l’inspiration fonctionne. Bien qu’en tant qu’adventistes nous rejetions la théorie de l’inspiration mécanique ou verbale (nous ne croyons pas que chaque mot des Écriture ait été dicté par le Saint-Esprit), nous croyons cependant que le processus de révélation et d’inspiration a influencé les mots des prophètes. Le Saint-Esprit a guidé les prophètes dans le processus d’écriture, s’assurant que les propres mots des prophètes expriment avec autorité et fiabilité le message reçu. Par conséquent, « les mots sont intrinsèques au processus de la révélation et de l’inspiration »(2).

En fait, Dieu a guidé les écrivains qui, en retour, ont exprimé la révélation divine dans leurs propres mots. Ainsi, guidés par le Saint-Esprit, les écrivains bibliques choisissaient eux-mêmes les mots pour transmettre le message divin. En d’autres termes, les écrivains de la Bible étaient les scribes de Dieu, pas ses stylos.

Alors que les écrivains bibliques utilisaient le véhicule « imparfait » de la langue humaine, la Parole de Dieu constituait la révélation suprême, infaillible, et faisant autorité, de la volonté de Dieu. Ainsi, le véhicule humain imparfait communique la vérité. Cependant, de la même manière que la nature divino-humaine de Christ est indivisible, le contenu et le véhicule ne peuvent être séparés dans la Bible ; c’est chose impossible. Dans ce phénomène divino-humain, Dieu génère de l’information et guide le processus d’écriture sans invalider toute individualité ou capacité humaine. Il s’assure plutôt que le résultat du processus tout entier soit fiable et fidèle à son dessein.


1 Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Louis Segond 1910.

2 Raoul Dederen, « Toward a Seventh-day Adventist Theology of Revelation-Inspiration », dans North American Bible Conference 1974, Silver Spring, MD , Division nord-américaine des adventistes du septième jour, 1974, p. 10.


Suggestions de prière

1. Priez pour obtenir une vue d’en- semble des différentes parties de la Bible et de ce que Dieu désire vous donner à partir de ses nombreuses parties, afin d’augmenter votre compréhension.

2. DemandezàDieudevousaccorder confiance et discernement quant au processus d’inspiration par lequel les Écritures nous ont été données.

3. Louez Dieu pour la variété des messages qui nous sont donnés dans sa Parole, y compris les paraboles, les proverbes, les poèmes, et les prophéties.


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