À suivre...

Méditations spirituelles 18/07/2021

Gerald A. Klingbeil | Adventist World juillet/août 2021

Mille et une voix nous assaillent de toutes parts. On peut les entendre dans tous les médias imaginables – imprimés traditionnels, médias sociaux en pleine effervescence, vidéos palpitantes, enregistrements audios stimulants. Certaines de ces voix crient ; d’autres, chuchotent. Toutes cherchent à attirer notre attention, car elles veulent nous raconter une histoire.

Les Écritures ne sont qu’une voix parmi cette pléthore de voix – et cependant, une voix complètement différente. Elles racontent des interventions divines impressionnantes et quelques grands exploits humains. Elles nous laissent entrevoir les hauts et les bas de l’histoire humaine et font preuve d’une honnêteté et d’une transparence sans faille alors qu’elles nous montrent la trame constante de l’histoire de Dieu. Voici comment ça se passe : Dieu est amour – et cet amour veut se faire connaître à nous ! Nous appelons souvent cette histoire le « conflit cosmique » ou la « grande controverse », car elle passe de la perfection de la salle du trône céleste à un jardin parfait sur une planète bleue nouvellement créée, puis à la ruine de la chute et du monde qui suivit le Déluge.

Au cœur même du récit de Dieu, une croix se dresse sur une colline située à l’extérieur des portes de Jérusalem. Nous y voyons l’Homme-Dieu Jésus suspendu, les bras étendus. En considérant la mort et la résurrection de Jésus, il nous faut rééquilibrer nos émotions mitigées. Nous entendons le Sauveur dire à l’ancien démoniaque sur une rive du lac de Galilée : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a eu pitié de toi. » (Mc 5.19) Nous entendons aussi le psalmiste s’exclamer : « Ma bouche publiera ta justice, ton salut, chaque jour, car j’ignore quelles en sont les bornes. » (Ps 71.15)

Et soudain, nous pigeons ! L’histoire de Dieu ne s’est pas terminée sur la croix, ni lorsque Martin Luther a placardé ses 95 thèses sur la porte de l’église de Wittenberg, ni lorsque William Miller et des milliers de croyants adventistes ont fixé les yeux au ciel avec ferveur le 22 octobre 1844. L’histoire de Dieu, c’est aussi notre histoire. La mention « À suivre » ne fait pas seulement partie du générique à la fin d’une série télévisée. Elle ne figure pas à la dernière page d’un livre qui nous tient à cœur. Nos vies et notre témoignage offrent la continuation du conflit cosmique, ajoutant une petite pièce au puzzle. C’est la raison pour laquelle nous sommes appelés à raconter nos histoires à nos enfants dans le contexte plus large de l’histoire de Dieu. Même si mon histoire ou la vôtre est différente de celle de Moïse ou de Daniel, elle fait partie intégrante de la poursuite du plan de Dieu pour sauver ce monde.

Écoutez la façon dont Ellen White l’a exprimé : « [T]ous ont un rôle dans le plan éternel de Dieu, tous sont appelés à collaborer avec le Christ au salut des âmes. Notre champ d’activité ici-bas est prévu de façon aussi certaine que la place préparée pour nous dans les parvis célestes*. »

Oui, votre histoire – mon histoire – est unique et nécessaire. Quelqu’un, quelque part, a besoin de voir, d’entendre ou même simplement d’observer cette histoire, et d’être encouragé à entrer dans le scénario de l’histoire qui se poursuivra dans l’éternité.


* Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 282.


Gerald A. Klingbeil est rédacteur adjoint de Adventist World.

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