10 jours de prière : Jour 10 – Oublions les épines

Mis à jour le 07.01.2019 à 15:17
10 jours de prière : Jour 10 ? Oublions les épines

Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. (Ph 3:13-14)

 

Mon frère aîné et moi avons été abandonnés par notre père biologique. Parce qu'il a quitté notre mère quand nous étions très jeunes, nous ne l'avons jamais rencontré. Tout ce que nous savons de lui, c'est qu'il était un marin, grand et beau, aux cheveux roux, qu’il avait des taches de rousseur, et qu'il parlait avec un accent du Sud. Toutes les tentatives pour le retrouver ont échoué, alors nous avons abandonné nos recherches. J'ai grandi en me demandant pourquoi il ne voulait pas de nous, ce qui a laissé une cicatrice sur mon jeune cœur.

 

J'étais maladroite, trébuchant souvent sur « rien » dans la cour de récréation. On s'est moqué de moi à l'école. Mes cheveux étaient courts et coupés à angle droit autour de mon visage pâle. Mes yeux n'avaient pas l'étincelle de bonheur qui devrait caractériser un enfant de huit ans. J'étais souvent l'objet de plaisanteries et de taquineries.

 

Comme je jouais souvent seule, la récréation était la période de la journée que j’aimais le moins, mais le cours d'éducation physique était encore pire. Nous jouions au (kickball) ou le « soccer-baseball », jeu que je détestais. Le jeu consistait à donner un coup de pied dans un ballon et à courir autour des buts. Au fur et à mesure que les enfants s'alignent, les capitaines choisissent leurs équipes. J'ai toujours été choisie en dernier. Les équipes ont pris leurs positions, et j'ai été envoyée à l'autre bout du terrain parce que je n'étais pas très bonne à ce jeu. Puis mon équipe s'est mise à crier : « Reculez ! Timmy est réveillé ! » Timmy frappait toujours très fort. Je me tenais juste les bras croisés. Soudain, j'ai entendu les cris, « Idiote ! La balle arrive vers vous ! Attrapez-la ! » En levant les yeux, j'ai vu la balle se diriger droit sur moi. J'ai tendu les bras et je l'ai attrapée ! Dans l'incrédulité, les autres enfants se mirent à crier : « Yay ! L'imbécile de DeWeese a attrapé le ballon !" Pendant un bref instant, j'ai été une héroïne, louée par mes camarades de classe, mais ce fut de courte durée. Les choses sont revenues à la normale quand ce fut à mon tour de frapper le ballon, ce que j’ai fait, mais j’ai fait perdre le match à mon équipe.

 

L'insécurité et le manque d'estime de soi étaient constamment mon lot jusqu'à l'adolescence, mais également à l'âge adulte. Les événements de la petite enfance peuvent influer sur notre avenir, mais nous n'avons pas à vivre cette situation ad vitam aeternam. J'avais le droit d'être amère et en colère ; après tout, j'ai été rejetée par mon père, sans amis, et facilement abusée parce que j'avais envie d'être acceptée. Plus je m’attardais sur mon sort, plus j’en faisais une réalité. J'ai rassemblé un bouquet d'épines. Mais conserver l'expérience passée, aussi amère qu'elle ait pu être, devient trop lourd à supporter et peut éventuellement affecter notre santé. Nous devenons esclaves de nos sentiments.

 

J'ai lu ce récit d'Ellen White récemment :

« Beaucoup, marchant sur le chemin de la vie, s'attardent sur leurs erreurs, leurs échecs et leurs déceptions, et leur cœur est rempli de chagrin et de découragement. Pendant que j'étais en Europe, une sœur qui faisait cela, et qui était en grande détresse, m'a écrit pour me demander quelques mots d'encouragement. La nuit après avoir lu sa lettre, j'ai rêvé que j'étais dans un jardin, et l'un d'eux, qui semblait être le propriétaire du jardin, me conduisait à travers ses sentiers. Je cueillais les fleurs et j'appréciais leur parfum, quand cette sœur, qui marchait à mes côtés, a attiré mon attention sur quelques ronces disgracieuses qui l'empêchaient d'avancer. Elle était là, à se plaindre et à pleurer. Elle ne marchait pas dans le sentier, suivant le guide, mais marchait parmi les ronces et les épines. ‘N'est- ce pas dommage que ce beau jardin soit abîmé par les épines ?’ Alors le guide lui dit : ‘Laissez les épines, elles ne feront que vous blesser. Prenez les roses et les lys’. N'y a-t-il pas eu des points positifs dans votre expérience Quand vous regardez en arrière dans les chapitres de votre vie, ne trouvez-vous pas quelques pages agréables ? Les promesses de Dieu, comme les fleurs parfumées, ne croissent-elles pas sur votre route ? Ne laisserez-vous pas leur beauté et leur douceur remplir votre cœur de joie ? Il n'est pas sage de rassembler tous les souvenirs désagréables d'une vie passée, ses iniquités et ses déceptions, d'en parler et de les pleurer jusqu'à ce que nous soyons submergés de découragement. Une âme découragée est remplie de ténèbres, excluant la lumière de Dieu de sa propre âme et projetant une ombre sur le chemin des autres » (Steps to Christ, pp. 116, 117).

 

J'ai choisi de lâcher mes épines et de ramasser les roses. Quand le Christ est entré dans ma vie, j'ai découvert qui j'étais en Lui ! J'étais une petite fille maigre qui pensait qu'elle ne pouvait rien faire de bien, mais je suis devenue une enfant de Dieu, une princesse royale du Roi des rois (1Pierre.2:9). Je ne suis plus sans père, car il est devenu mon Père (Ps. 27:10 ; Jean 16:27). Je ne suis plus rejetée et sans amis, car mon Père qui est aux cieux m'appelle son amie (Jean 15:15). Je sais que j'ai une grande valeur, car il a donné sa vie pour moi (Jean 3:16). Quelle bonne raison de se réjouir !

 

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