10 jours de prière : Jour 3 – La plus grande bataille

Mis à jour le 07.01.2019 à 14:44
10 jours de prière : Jour 3 ? La plus grande bataille

« Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. » Jér. 29:13

 

Le cœur tout entier doit être cédé à Dieu, si tel n’est pas le cas, le changement ne pourra jamais s'opérer en nous, par lequel nous devons être restaurés à sa ressemblance. La guerre contre le moi est la plus grande bataille qui n’ait jamais été livrée. L'abandon de soi-même, la soumission entière à la volonté de Dieu ne s’obtient pas sans combat ; mais cette soumission est nécessaire à notre transformation et à notre sanctification. » (Vers Jésus p. 43). Depuis mon enfance, j'avais le désir d'être comme Jésus. Comme je lui consacrais quotidiennement ma vie, je priais pour qu'il me change. Il a répondu à ma prière d'une manière très intéressante.

 

Mon beau-père, George, a emménagé chez nous après que sa femme soit décédée d'un cancer. Nous étions heureux de l'avoir plus près de nous et nous voulions qu'il fasse partie de la vie de notre enfant. Nous espérions que le fait de vivre dans notre maison et de participer aux cultes de famille cela aurait une influence spirituelle positive sur lui.

 

Nous vivions dans une ferme avec une grange, un lac, un pâturage et des animaux sauvages qui fréquentaient la propriété. George était un passionné de la vie en plein air, alors c'était un endroit idéal pour sa retraite. Tous les matins, il se promenait au bord du lac. Un jour où il ne revenait pas de sa promenade à l'heure habituelle, mon mari est parti à sa recherche. Il était affaissé dans un buisson de mûres où il était tombé. Au cours des semaines qui ont suivi, George s'est plaint d’engourdissements à ses jambes et ses pieds, il avait des difficultés à marcher. Les tests ont révélé une tumeur et des métastases sur sa colonne vertébrale. Son médecin avait prévu une intervention chirurgicale pour enlever la tumeur, ce qui a causé une paralysie permanente à partir de la taille.

 

Plutôt que de le mettre dans un établissement médicalisé, nous avons décidé que je prendrais soin de lui à la maison. Je n'avais pas de formation d'infirmière, seulement un cours accéléré donné par l’infirmière lorsque nous avons quitté l'hôpital. Ma journée consistait à donner le bain à George, à soigner ses escarres, à lui administrer ses médicaments et à le transférer d'un lit à l'autre, puis de nouveau au fauteuil. C'était incroyablement humiliant pour lui qu'il ne puisse plus prendre soin de lui- même, et c'est moi qui ai pris le plus gros de sa frustration.

 

Mon mari et moi avons planifié une escapade de fin de semaine et nous nous sommes arrangés pour qu'un jeune homme s'occupe de George pendant notre absence. La veille de notre départ, j'ai mis George au lit, l'ai embrassé sur le front et lui ai rappelé que nous partions le matin pour le week-end. Sur ce, George s'écria en colère : « Je suis sous ta responsabilité ! Tu n'as pas le droit de me laisser avec quelqu'un d'autre! » J'ai répondu : « Tu es un vieil homme égoïste et déraisonnable ! »

 

Instantanément, j'ai reconnu avoir mal agi et n'avoir pas été à l’image du Christ. En pleurant, j'ai couru dans ma chambre et je suis tombée sur mon lit. « Seigneur, qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Pourquoi  est-ce que je ne peux pas contrôler mes frustrations ? Travailles-TU vraiment dans ma vie Seigneur ? » La réponse fut si douce : « Je travaille dans ta vie. Je réponds à ta prière pour que tu sois du plus en plus comme Moi. Tu en veux à George. Il prend de ton temps, ainsi tu te laisses déborder et ne peux t’en sortir. La rancœur est un péché, et si tu Me le donnes, Je te donnerai la force de continuer à prendre soin de George. »

 

« Beaucoup de ceux qui consacrent leur vie au service de Dieu sont surpris et déçus de se trouver, comme jamais auparavant, confrontés à des obstacles, à des épreuves et des situations complexes. Ils prient pour avoir le caractère du Christ, pour être à la hauteur à l'œuvre du Seigneur, et ils sont placés dans des circonstances qui semblent faire surgir tout le mal de leur nature. Il leur donne l'occasion de corriger ces défauts et de se mettre à son service. » (Le ministère de la guérison, pp. 470, 471). « La repentance comprend la douleur d’avoir commis le péché et le délaissement de celui-ci. Impossible d’abandonner le péché avant d’en avoir vu la gravité ; point de vrai changement de vie jusqu’à ce que l’on se soit détourné du péché de tout son cœur. » (Vers Jésus, p. 36).

 

J'ai vu à quoi ressemblait la rancœur, et je ne voulais pas qu'il soit dans mon cœur. J'ai confessé mon péché et j'ai décidé de vivre pour Dieu. Je lui ai demandé de me laver et de me donner un cœur nouveau. Je me suis levée de mon lit, j'ai séché mes yeux et j'ai demandé pardon à George. La paix a rempli mon cœur, et ma défaite s'est transformée en victoire. Nous avons finalement dû placer George dans un établissement médicalisé, car il m'était impossible de lui prodiguer des soins. Un soir, nous avons reçu un appel nous disant de venir parce que George avait eu un AVC.

 

Mon mari s'est assis à côté de lui et lui murmura à l'oreille : « Papa, tu sais que Jésus t'aime ? Si tu demandes dans ton cœur, il te sauvera. » Le seul signe visible révélant que George avait compris fut une larme coulant sur sa joue. Dans ses derniers instants, je crois qu'il a accepté Jésus comme son Sauveur.

 

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