Fidélité au sabbat : Viré le vendredi, réembauché le dimanche… chaque semaine !

Mis à jour le 22.11.2018 à 10:11
Fidélité au sabbat : Viré le vendredi, réembauché le dimanche? chaque semaine !

Le samedi, des vacanciers affluent souvent à l’église adventiste du septième jour de Gelendzhik, ville de villégiature populaire proche de la mer Noire, en Russie.

 

Ces visiteurs, venus de Sibérie, des montagnes de l’Oural et d’autres régions russes éloignées ont permis au pasteur, Andrey Prokopev, de reproduire ce qu’il avait connu lors ses études à l’Institut international adventiste des hautes études aux Philippines. En effet, Andrey et d’autres étudiants s’étaient relayés afin d’offrir des repas en signe de communion le jour du sabbat.

 

A Gelendzhik, Andrey a proposé un repas similaire à l’église. Il a suggéré que les six classes d’école du sabbat, composéeschacune de six à sept membres, pourraient fournir la nourriture à tour de rôle.

 

L’idée n’a pas bien plu aux membres de son église. Les adventistes russes n’ont pas l’habitude des repas en commun lors du sabbat.

 

« Nous n’avons pas d’argent », s’est plaint un membre de l’église.

 

« Nous sommes trop occupés », dit un autre.

 

« Pourquoi devons-nous préparer de la nourriture pour les visiteurs ? » demanda un troisième.

 

Andrey n’était pas prêt d’abandonner. Il continuade diffuser l’idée en évoquant l’hospitalité d’Abraham qui, sans s’en rendre compte, servit un repas au Seigneur. Finalement, les membres de l’église acceptèrent d’essayer.

 

Après le service du sabbat de la semaine suivante, vingt vacanciers de passage acceptèrent une invitation à déjeuner dans la cuisine de l’église. Après le repas, Andrey demanda à ces visiteurs, rassasiés et heureux, de se présenter et de raconter comment ils étaient devenus adventistes. Les témoignages ont été puissants, et les membres d’église apprécièrent ces histoires.

 

Ensuite, Andrey voulut que davantage de personnes puissent entendre ces témoignages, et il commença à inviter des voisins, qui n’étaient pas adventistes, à venir à l’église pour manger et prier avec le groupe.

 

Un jour de sabbat, une vacancière adventiste raconta une histoire remarquable au sujet de son grand-père, un cuisinier qui préparait de la nourriture pour les soldats qui se rendaient en train sur le front occidental, pendant la Seconde Guerre mondiale. Le cuisinier, très respecté pour son travail acharné et son style de vie sans alcool, était un adventiste qui refusait de travailler le jour du sabbat. Ses supérieurs ne pouvaient pas lui donner congé le samedi, mais ils ne voulaient pas le perdre. Un jour, le commandant le convoqua.

 

« Mon ami, je te virerai vendredi, lui a-t-il dit, mais je te réembaucherai dimanche. »

 

Et l’arrangement fonctionna. Pendant le reste de la guerre, le cuisinier fut congédié tous les vendredis soir et réembauché tous les dimanches matin.

 

Lorsque la visiteuse eut fini de raconter l’histoire de son grand-père, une autre invitée pritla parole.

 

« Je veux être adventiste », dit-elle.

 

Quelques temps plus tard, Andrey, ravi, baptisa cette femme.

 

Au total, quatre personnes,guidées vers Jésus grâce à destémoignages personnels, furent baptisées au cours des deux années qui suivirent le début des repas en commun.

 

Andrey déclara que les repas de la fraternité enrichis par ces témoignages personnels ont été une immense bénédiction pour son église,et ont favorisé le rapprochement des membres des classes d’école du sabbat lorsqu’ils travaillaient ensemble pour les invités.

 

« Les témoignages personnels sont très importants, a-t-il dit. Ils montrent Dieu, sa miséricorde et son désir d’être notre Dieu. »

 

Andrew McChesney – Adventist Mission / Adventiste Magazine.