Insuffler de l’espoir dans un monde désespéré

Mis à jour le 14.11.2018 à 10:20
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Jeudi

Insuffler de l’espoir dans un monde désespéré

Les souffrances de ce monde ne sont rien comparées à sa gloire future

KELDIE PAROSCHI

 

Sentant l’imminence de sa mort, Moïse se tient au sommet du mont Nébo. De là, il peut contempler la terre promise, avec ses plaines et ses vignobles luxuriants. Tout est exactement comme Dieu l’a promis ! De nombreuses années auparavant, ayant été témoin des souffrances des Israélites en Égypte et du traitement cruel qu’ils subissaient, il a choisi de répondre à l’appel divin de les délivrer de l’esclavage. Il a abandonné résolument sa vie caractérisée par le luxe, ainsi que ses perspectives d’avenir prometteuses en Égypte, préférant « être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché » (He 11.25). Puis, en humble berger, il a servi pendant des années le peuple d’Israël et supporté ses plaintes avec une patience surhumaine. Maintenant, il fait face à la mort, seul. Il n’entrera pas dans la terre promise. Il ne verra pas l’accomplissement de la promesse de Dieu. C’est presque comme si sa vie de sacrifice et d’épreuves a été vaine. Et il en est profondément peiné(1).

 

Ce que Moïse peut avoir éprouvé à ce moment-là reflète tout ce qui, fondamentalement, est injuste dans ce monde. Il semble que malgré l’intensité de nos tentatives, l’ingratitude persiste dans le cœur des gens. Nous regardons encore, impuissants, nos êtres chers qui souffrent. Et finalement, nous nous retrouvons face à face avec l’invincible ennemi : la mort.

 

Heureusement, la Bible fait la lumière sur la situation de notre monde et nous procure une espérance glorieuse.

 

LE SALAIRE DU PÉCHÉ

 

Les Écritures commencent par un magnifique récit du chef-d’œuvre créatif de Dieu. Tout fut ingénieusement conçu par le Créateur. En Éden, l’harmonie régnait ! La souffrance et la mort n’existaient pas. Mais la liberté de l’humanité dépendait de sa loyauté envers Dieu. Après qu’Adam et Ève eurent choisi de désobéir à Dieu, la souffrance et la mort devinrent le lot de l’humanité (Gn 2.16,17 ; Pr 16.25 ; Jc 1.15). Dieu dut les bannir du jardin. En conséquence de leur désobéissance, le péché et la corruption souillèrent la création (Gn 3.16-24 ; Rm 8.20-22). Dès lors, nous, leurs descendants, en avons subi les conséquences (Rm 5.18).

 

Les Écritures déclarent que la mort n’est pas une étape normale ou naturelle de la vie. En fait, elle est l’opposé de ce qui est naturel. Elle n’a absolument aucune place dans le monde parfait de Dieu. Dieu crée et insuffle la vie (Gn 2.7 ; Jb 33.4 ; Ez 37.5), tandis que la mort, elle, l’annule et la détruit. Les maladies, les guerres, les famines –conséquences douloureuses du péché– aboutissent inévitablement à la mort. Le péché d’Adam permit à Satan d’usurper la place de Dieu et de devenir le prince de ce monde (Jb 1.6 ; Mt 4.8.9 ; 2 Co 4.4). Puisque « le salaire du péché, c’est la mort » (Rm 6.23), Satan estimait que « la sentence [divine...] livrait les morts à sa merci »(2). Il poussa Moïse à pécher contre Dieu et y réussit. Par consé- quent, Moïse ne put faire entrer Israël dans la terre promise (Nb 20.8-12). Mais lorsque Satan réclama son corps, Christ intervint (Jude 9).

 

LE DON DE DIEU

 

Encouragé par la promesse divine, Moïse supporta les 40 années d’épreuves dans le désert. Témoin d’innombrables signes de la puissance de Dieu, il savait que celui-ci serait fidèle à sa parole. Depuis l’entrée du péché dans le monde, Dieu avait promis à maintes reprises qu’il nous délivrerait de l’esclavage du péché et de la mort, et prouvé qu’il avait la puissance d’accomplir sa promesse (Dt 7.9 ; He 10.23). Isaac naquit, en dépit de l’âge avancé d’Abraham et de Sara (Gn 12.2 ; 21.2,3). Israël fut miraculeusement conduit hors d’Égypte et traversa la mer Rouge à pied sec (Ex 2.23-25 ; 14.29). Dieu soutint d’innombrables fois les Israélites pendant leurs 40 années de pérégrinations dans le désert, les nourrissant quotidiennement avec la manne (Dt 8.1-10). Il délivra à maintes reprises Israël dans ses batailles, avec le concours de Josué, de Deborah, de Gédéon, pour ne mentionner que ceux-là.

 

La plus grande preuve, cependant, que Dieu accomplirait sa promesse avec certitude, c’est Jésus. De nom- breux passages de l’Ancien Testament, dont la première promesse de délivrance après le péché d’Adam et d’Ève, annoncent le Messie (Gn 3.15 ; Nb 24.17 ; Dt 18.15 ; Es 53). Le ministère de Jésus était un aperçu de la puissance de Dieu sur le péché et la mort. Le Seigneur restaura miraculeusement la vigueur à des individus tourmentés par la maladie et la souffrance. L’expulsion des démons attesta son autorité sur les forces du mal.

 

C’est à la croix, cependant, que la pleine signification du péché et de la mort fut évidente. Jésus, l’immaculé Fils de Dieu, a porté les péchés du monde entier. Il est mort seul, écrasé par le poids de la complète séparation d’avec son Père. Mais il est ressuscité le troisième jour, revêtu de la vie éternelle que Dieu destinait à ses enfants, et démontrant ainsi sa puissance sur la mort.

 

La résurrection de Jésus constitue le fondement de notre foi. Si le Seigneur n’était pas ressuscité des morts, il n’y aurait aucune raison de croire en un avenir meilleur (Jn 11.25,26 ; 1 Co 15.13-26). Mais parce qu’il a vaincu la mort, nous pouvons avoir l’assurance qu’il reviendra tel que promis pour restituer à ce monde sa gloire originale. En ce jour, « la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Ap 21.4 ; voir 1 Co 15.51-53).

 

Moïse croyait à cette promesse. Il savait que les souffrances de ce monde n’étaient rien en comparaison de la gloire future que Dieu a préparée pour nous. C’est pourquoi il resta fidèle jusqu’à la toute fin. Et bien qu’il ne put entrer en Canaan, Christ le réclama pour son enfant et lui conféra la vie éternelle (He 11.26 ; voir Rm. 8.18).

 

EXERCER L’ESPÉRANCE

 

Dans notre monde, le péché, la souffrance et la mort sont la norme. Cependant, soyons assurés que Dieu tiendra sa promesse de faire toutes choses nouvelles, et qu’il éliminera à tout jamais la souffrance et la mort. Bien que le désespoir n’aie pas sa place, ne nous contentons pas de nous asseoir et d’attendre tranquillement l’intervention divine. Bien que nous devions vivre les yeux fixés sur l’avenir, nous avons encore une responsabilité envers le présent dont nous devons nous acquitter.

 

Cette responsabilité inclut de recon- naître la souffrance de ceux qui nous entourent, de pleurer avec ceux qui pleurent, de donner aux nécessiteux, de rester fidèle à la loi de Dieu, dans l’assurance que « la crainte de l’Éternel mène à la vie » (Pr 19.23 ; voir 12.28).

 

Finalement, elle inclut aussi d’annoncer la bonne nouvelle du salut et notre bienheureuse espérance à tous ceux qui sont à notre portée. Sans ce message d’espérance, les efforts les plus valeureux les mèneront quand même directement à la tombe. Mais aujourd’hui, nous pouvons proclamer avec enthousiasme la victoire du Christ sur la mort ! Par la foi en lui, nous pouvons vivre avec confiance, sachant que la terre promise nous attend.

 

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1 Voir Ellen G. White, Patriarches et prophètes, chap. 43. 2 Ibid., p. 459.

 

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Suggestions de prière

 

1. Prions pour que l’espérance que nous avons en Jésus enflamme notre cœur.

2. Demandons à Dieu de nous aider à partager chaque jour notre espérance avec quelqu’un.

3. Prions pour nos missionnaires à l’échelle mondiale, et pour nos églises locales tandis que nous transmettons cette espérance à nos semblables de manières pratiques.

 

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Keldie Paroschi, originaire de São Paulo, au Brésil, a complété son baccalauréat en théologie à l’Université adventiste du Brésil, dans l’État de São Paulo. Elle poursuit actuellement une maîtrise en religion à l’Université Andrews, aux États-Unis.

 

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