Paris, France - Le bien est entré dans l’histoire : Marche républicaine et unité nationale

Mis à jour le 12.01.2015 à 00:45
Paris, France - Le bien est entré dans l?histoire : Marche républicaine et unité nationale

Près de 4 millions de personnes se sont réunies à Paris et dans différentes villes de France le dimanche 11 janvier pour la marche républicaine.

 

Selon le ministère de l'Intérieur, au moins 3,7 millions de personnes ont marché contre le terrorisme : la plus grande mobilisation jamais recensée en France. Dans les villes de province, plus de 2,5 millions de manifestants ont été décomptés par les autorités. À Paris, ils étaient entre 1,2 et 1,6 million, mais le comptage précis a été rendu impossible par l’afflux massif, a ajouté le ministère.

 

Les dirigeants d’une soixantaine de pays, d’Angela Merkel à David Cameron en passant par Benyamin Nétanyahou, Mahmoud Abbas ou le roi de Jordanie, ont participé à cette marche républicaine, qui a réuni aussi la quasi-totalité des responsables politiques français.

 

Le ministre des Affaires étrangères marocain, Salaheddine Mezouar, n’a finalement pas pris part à la marche «en raison de la présence de caricatures blasphématoires» du prophète dans le défilé, selon un communiqué officiel diffusé par l’ambassade marocaine.

 

On n’avait jamais vu une telle marée humaine avec une mobilisation aussi massive de chefs d’États et de gouvernements. « L’attaque de septembre 2001 était une agression de l’extérieur, vécue comme telle. Là c’est de l’intérieur que ça vient », observe le maire de la ville du Havre, Edouard Philippe. À ses côtés dans le cortège, Bruno Le Maire confirme : « Aujourd’hui, les Français disent  que ça ne peut pas continuer. Ce sont nos enfants qui ont tué, le produit de notre société. »  Bouleversé, le maire d’Orléans, Serge Grouard voit se déployer «quelque chose de très fort et de très profond. C’est la France qui est là. On avait besoin de ça depuis longtemps. Dommage qu’il ait fallu tous ces morts ».

 

Le secrétaire national de la section française de l’AIDLR (Association internationale pour la défense de la liberté religieuse) était présent pour marquer sa solidarité avec les victimes et la famille de cette tragédie mais aussi pour affirmer son attachement à la liberté d'expression. Cette ONG est attachée aux droits de l'homme et aux valeurs fondamentales de la liberté de conscience, de pensée et de religion.

 

La plupart des responsables religieux et des croyants musulmans en France ont condamné les agissements de ceux qui d’un côté se sont pris à Charlie Hebdo et de l’autre au Judaïsme dans l’hyper marché casher à la porte de Vincennes, la veille du Sabbat.

 

Pour le secrétaire national de l’AIDLR « Il est inadmissible que l’antisémitisme existe en France et qu’au nom de Dieu, on arrive à tuer pour tenter d’étouffer la liberté de pensée, de conscience et de religion. Nous avons vu aujourd’hui par cette marche républicaine, le sursaut national des citoyens. Un manifestant juif avait cette pancarte autour du cou : « Je suis juif et j’aime les musulmans ». Il était accompagné d’un musulman arabe qui avait lui aussi une pancarte affirmant : Je suis musulman et j’aime les juifs ».

 

Les croyants se doivent aussi de participer à lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Les lieux de culte ne sont pas seulement des lieux de prière mais aussi des espaces où l’on a le devoir d’éduquer les croyants sur la véritable nature d’un Dieu aimant l’humanité.

 

Comme l'affirme Guy Gilbert : « Dans toutes les religions il y a des croyants et des extrémistes, la différence c’est que les extrémistes mettent dieu à leur service, alors que les croyants se mettent au service de Dieu ».

 

Source AIDLR-France/BIA