Paris, France – Cérémonie d’ouverture de Paris d’espérance à l’Hôtel de ville

Mis à jour le 02.10.2013 à 20:36
Paris, France ? Cérémonie d?ouverture de Paris d?espérance à l?Hôtel de ville

Le jeudi 26 septembre, la cérémonie officielle d’ouverture de « Protestants en Fête 2013 » s’est déroulée dans l’un des salons de l’Hôtel de ville de Paris en présence de nombreux invités.

Dirigée par Olivier Cunéo, un ensemble musical a agrémenté les différentes allocutions, par des œuvres de H.Purcell, de G.F. Haendel, de J.S.Bach, de J.PH Rameau  et de K.Jenkins.

 

Madame Lyne Cohen Solal est intervenue au nom de la Mairie de Paris.

 

Dans son allocution, le président de la Fédération protestante de France, le pasteur Claude Baty a précisé fortement devant le ministre de l’intérieur et des cultes son inquiétude actuelle sur une certaine compréhension de la laïcité. « Quelques alertes récentes nous font craindre un regain de tension. Comme quelqu’un qui n’est pas religieux l’a écrit, après avoir obtenu la liberté de ne pas croire (en Dieu), faudrait-il aujourd’hui conquérir la liberté de croire ! Notre pays est-il destiné à passer d’une intolérance à une autre ? J’espère que non ! », n’a-t-il pas hésité à lancer. 

 

En réalité, le lundi 23 septembre, le président Claude Baty a déclaré avoir appris « avec surprise » dans la presse du non renouvellement du mandat du pasteur Louis Schweitzer au Comité consultatif national d’éthique. Il s’est aussi ému que le président de la République ait, contrairement à  l’usage, nommé sans le consulter le membre censé représenter le protestantisme au Conseil consultatif national d’éthique (CCNE), en l’occurrence l’historienne du protestantisme Marianne Carbonnier-Burkard. « Les protestants sont parfois dérangeants dans leurs interpellations », a reconnu le pasteur Baty, « mais sans dialogue exigeant, confiant et respectueux comment avancer ? Que feriez-vous de comités et de partenaires aux ordres ? »

 

Dans un communiqué publié un peu plus tôt dans la journée, le Conseil national des évangéliques de France (CNEF)  a réagi lui aussi au non-renouvellement du pasteur Louis Schweitzer et à la nomination de Marianne Carbonnier-Burkard sans consultation des responsables protestants, s’interrogeant sur la signification de ce geste : « Cette mise à l’écart serait-elle le reflet d’une vision réductrice de la laïcité ? », s’interroge le CNEF, jugeant  absurde que les religions soient a priori tenues à l’écart des réflexions sur les questions éthiques.  « Pour bâtir la société de demain, il est plus que jamais nécessaire que toutes les opinions puissent s'exprimer librement. Le Conseil national des évangéliques de France - qui ne défend aucun intérêt particulier - demande aux autorités françaises d'être plus attentives à la défense d'une laïcité garantissant pleinement la liberté de conscience, d'opinion et d'expression de tous les citoyens, sur l'ensemble des questions de société, en particulier celles qui touchent à l’éthique », conclut le communiqué.

 

Manuel Valls, ministre de l’intérieur, a cherché à rassurer les protestants, reconnaissant qu’ils ont « le sentiment de ne pas être assez reconnus ». Le ministre a notamment évoqué l’aide qu’ils apportent à travers leurs associations aux « réfugiés ». Un propos qui n’est pas passé inaperçu après les déclarations du ministre au cours des jours derniers au sujet des Roms et auxquelles avait réagi la Cimade, une ONG protestante de défense des étrangers. « Cette parole protestante a toute sa place dans le débat public, qu’elle soit portée par des ministres des cultes ou des laïcs, pour ne pas faire de hiérarchie, de distinction », a-t-il encore affirmé. 

 

Visiblement désireux de ramener l’apaisement, le ministre a souligné de manière appuyée la contribution des protestants à l’histoire de la République et à une conception de la laïcité qui « est d’abord le respect de tous ». « L’histoire du protestantisme français nourrit profondément l’histoire de France à travers des drames bien sûr mais aussi à travers tant de combats pour l’émancipation des individus », a-t-il déclaré, appelant chacun à se souvenir de « ces grandes consciences issues du protestantisme qui ont contribué à travers les époques à bâtir nos institutions, à construire la République ».

 

Le discours de Mme Leymah Gbowee, libérienne et prix Nobel de la paix fut largement apprécié par l’ensemble des personnes présentes. Leymah Gbowee a encouragé à ne jamais  baisser les bras face à la violence. Elle a fait le lien entre son propre rêve et celui du pasteur Martin Luther King jr. Les femmes au Liberia ont mis plusieurs années avant d'arriver à leur but.
Une des pratiques la plus cruelle dans l’atrocité de cette guerre civile était de couper les mains ou les pieds d'enfants et d'adultes, de façon complètement arbitraire.


Leymah Gbowee et les autres femmes ont cru à la véritable conversion de leur pays vers une culture de la paix. Elles ont su poser des actions créatives et transformatrices et surtout elles savaient se fédérer et tenir bon.

 

La cérémonie d’ouverture s’est achevée par un cocktail qui rassembla tous les invités et les organisateurs au son de musiciens tsiganes.

 

Sources : La Croix/FPF/BIA