Paris, France – Mariage gay : des religieux indignés.

Mis à jour le 07.12.2012 à 17:07
Paris, France ? Mariage gay : des religieux indignés.

S'ils restent prudents, les leaders francais des grandes religions ont été choqués par l'attitude des députés lors de leur audition, le jeudi 29 novembre.

Si certains imaginaient que les consultations organisées par le gouvernement socialiste pour son projet de loi sur le mariage homosexuel avaient éventuellement pour but de prendre en compte un point de vue différent, ils seront déçus.

La preuve - objective et magistrale - en a été donnée, au vu et su de tous, jeudi après-midi, à l'Assemblée nationale. Cette « audition » parlementaire s'est transformée en réquisitoire en règle contre « l'obscurantisme » de l'Église catholique, principale cible d'attaques.

Et c'est globalement « déçus » que sont ressortis les cinq principaux intervenants qui ne nourrissaient pourtant aucune illusion. À l'exception de la sixième intervenante, la vénérable Marie-Stella Boussemart, présidente de l'Union bouddhiste de France. Elle a réussi à démontrer le tout et son contraire : les bouddhistes sont, pour certains, « pour » et, pour d'autres, « contre » le mariage homosexuel. Le Bouddha lui-même n'ayant « jamais parlé de l'homosexualité ».

 

Impassible mais gardant son sens de l'humour caustique celui qui a essuyé tous les tirs de la séance, le cardinal André vingt trois a répondu en sortant à la question « avez-vous le sentiment d'avoir été entendu ? »: « Oui, la sono était très bonne ! »

Il en faut plus pour impressionner l'actuel archevêque de Paris et c'est aussi toute sa force. Il n'a pas souhaité revenir, vendredi, sur cette étrange séance parce qu'elle indique la volonté du gouvernement de passer en force tout en donnant l'impression de mener des consultations. Mais ces méthodes n'entament en aucun cas la détermination de l'Église de France de continuer avec calme ce combat.

 

De « débat » donc, il n'y en pas eu. Y en aura-t-il jamais ? C'est Claude Baty, le président de la Fédération protestante de France, qui pose la question avec le plus d'acuité. À la différence des catholiques, les protestants reconnaissent les opinions pluralistes de leurs rangs. Et vivent, pour le coup, une vraie culture du débat. Leur « non » au projet de mariage homosexuel, insistait-on vendredi dans l'entourage de Claude Baty, et la « déception » à propos de la séance de la veille, n'est pas celui d'une opposition politique. Car ce type de rapport de forces ne recoupe pas le style d'intervention des protestants dans la société. Sur ce dossier du mariage homosexuel, ils veulent être guidés par une conviction forte et de bon sens pour l'avenir de la société. Mais ils seront toutefois plus incisifs sur la question de l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.

 

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, n'a pas caché, vendredi, sa déception à son entourage. Non pas sur le principe de l'invitation des religions par le pouvoir pour évoquer cette loi mais sur le débat lui-même. Des six intervenants, il était à l'évidence celui qui avait le plus préparé cette confrontation. Parlant sans note, il avait cherché à convaincre son auditoire que l'appareil juridique actuel, s'il était utilisé selon toutes ses ressources, suffirait amplement pour répondre aux besoins «légitimes» des couples homosexuels. Mais pourquoi donc remettre en cause « le symbole » du mariage?  Et c'est en professeur de philosophie que ce religieux a cherché, en vain, le débat. Confiant même avoir été choqué par l'intervention « très violente » contre l'Église catholique d'Alain Tourret, député radical de gauche du Calvados. Autre grand souci du grand rabbin : ne pas transformer, ni interpréter, ce genre de séance en un «front uni des religions» contre le pouvoir socialiste. Parce que les religions sont chacune un monde en soi. Mais aussi parce qu'aucune ne défend sur ce dossier une « position théologique ». Toutes évitent soigneusement ce genre d'arguments pour se concentrer sur la vision de l'homme et de la société remise en cause.

 

C'est précisément ce qu'a dit, vendredi, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, lors d'une rencontre avec Benoit XVI : « Vous nous encouragez à faire entendre notre voix sans relâche et avec détermination dans les débats de société qui traversent notre pays. Il est clair que le projet de loi visant à transformer le mariage est un vrai changement de civilisation. Avec les frères des autres Églises chrétiennes, avec les juifs et les musulmans, avec des représentants d'autres courants de pensée, en nous fondant sur la raison et le bon sens, nous essayons d'expliquer que ce projet risque d'engendrer un grand trouble dans la société, déjà bien fragile. La prière silencieuse de nombreuses personnes accompagne cet engagement social. Nous demandons au Seigneur de nous donner le ton et les mots justes pour faire entendre la voix du bien commun. »

Source : Le Figaro/Jean-Marie-Guénois/BIA

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