Paris, France - Préparation de l'Assemblée générale de la FPF

Mis à jour le 15.03.2007 à 23:05
Paris, France - Préparation de l'Assemblée générale de la FPF
Le 10e président de la Fédération protestante de France sera élu lors de l’Assemblée générale de la FPF, des 31 mars et 1er avril prochains. Le pasteur Claude Baty, de l’Union des Eglises évangéliques libres, qui est déjà président de la Fédération protestante de France en région parisienne, est le candidat proposé par le Conseil de la FPF sortant. Le nouveau président succèdera au pasteur Jean-Arnold de Clermont, le 1er juillet 2007.

Pour son Assemblée générale annuelle, la Fédération protestante de France, qui représente 22 Eglises luthériennes, réformées, évangéliques et pentecôtistes, et 500 associations 1901, soit quelque 900 000 protestants, a convoqué 72 délégués des Eglises et 24 délégués des Communauté Institutions, Oeuvres et Mouvements. Cette année, ils éliront, pour 4 ans, un nouveau conseil de 25 membres, composés comme toujours de pasteurs et laïcs, d’hommes et de femmes. Ce Conseil élira son bureau et son nouveau président le 31 mars en fin de journée.

Au cours de cette assemblée générale, la FPF recevra une 23ème Eglise la FPMA, Eglise protestante malgache de 34 paroisses composées de 15 000 fidèles, luthériens et de réformés. Deux associations feront aussi leur entrée l’association Horizons France, qui fait de l’évangélisation, et la Fraternité des Veilleurs dont le Prieur Daniel Bourguet est un ermite, rareté dans le protestantisme.
C’est en 1923 qu’encouragé par son fils Théodore Monod, le pasteur Wilfred Monod, fonde ce « tiers ordre protestant » et choisi pour modèle Pierre Valdo, précurseur de la Réforme au 12e siècle et proche de la piété franciscaine. La règle des Veilleurs est aussi suivie, fait nouveau, par des catholiques et des orthodoxes. La Fraternité des Veilleurs connaît actuellement une forte croissance : 200 membres en 2005, 300 membres en 2007.

Au cours d’une conférence de presse donnée le 8 mars, pour expliquer le contexte de cette assemblée générale, le président de la FPF, le pasteur Jean-Arnold de Clermont a souligné que « la Fédération protestante de France est l’institution la plus représentative du protestantisme. Son objectif : défendre les intérêts du protestantisme et le représenter ». Il s’est réjoui « d’un réseau très fort de 1000 personnes avec qui la Fédération est en relation à travers ses services et ses commissions. Il donne force et visibilité au protestantisme français. » Il a annoncé que « les prochaines Assises de la FPF qui se tiendront à Strasbourg en 2009 se voudront un Kirchentag à la française », en faisant référence au très populaire rassemblement protestant allemand.

S’il a exprimé sa satisfaction devant l’intérêt manifesté par les médias pour les évangéliques, il a précisé que « face à ce regard inquisiteur, la FPF veut toujours être transparente. C’est un défi que d’apprendre à se connaître pour une vraie communion, ce qui ne veut pas dire être pareil, mais avoir ensemble un témoignage commun. » Il a mentionné sa prise de position, dans La Croix, contre un lobby des Eglises en période électorale tout en encourageant les personnalités politiques à proposer des débats de société où tous pourront être entendus par exemple sur les questions d’euthanasie.

Il a surpris en annonçant que la HALDE, auprès de qui la FPF a déposé en juillet 2006 un dossier pour discrimination à l’égard de familles protestantes suite à des refus de remboursement de séjours de vacances d’enfants dans des organismes protestants agréés Jeunesse et Sport,semblait ne faire que de l’affichage. La FPF n’a eu aucun écho malgré ses relances. « C’est un enterrement de première classe !» Quant aux suites du rapport Machelon, Jean-Arnold de Clermont dit « préférer un code de la laïcité mentionnant les jurisprudences plutôt qu’une charte pour l’heure beaucoup trop générale et imprécise » et a rappelé qu’« une lettre du Ministère de l’intérieur est parvenue aux préfectures en 2006, les exhortant à être attentifs aux droits de préemption abusifs des municipalités ». Il a soutenu que « la FPF n’hésiterait pas à saisir la justice si des abus étaient avérés ».
source : BIP/FPF/BIA