Bruxelles, Belgique - Alliance européenne en faveur d’un jour de repos pour les salariés

Mis à jour le 01.07.2011 à 10:53
Bruxelles, Belgique - Alliance européenne en faveur d?un jour de repos pour les salariés
Un important colloque a réuni le lundi 20 juin 2011 un groupe d’experts dans les locaux du Parlement européen à Bruxelles. A cette rencontre étaient invités des représentants du monde du travail ainsi que des associations œuvrant en faveur des droits de l’homme. La section belge de l’AIDLR (Association internationale pour la défense de la Liberté Religieuse) était représentée par Karel Denteneer et Michel Mayeur. « La valeur ajoutée d’un temps libre synchronisé» : tel était le thème de ce colloque au cours duquel sont intervenus des orateurs de qualité : Luca Jahier, Président du groupe III du Comité Européen économique et social ; Fabrice Warneck, de la Fédération des Syndicats Européens (UNI) ; le Dr Wilhelm Nachreiner, Président de la Société de psychologie du travail et de l’entreprise (GAWO), a évoqué les résultats d’une étude consacrée a l’évolution du temps de travail ; le Dr Jill Ebrey, de l’Université de Chester (UK), a abordé les aspects sociaux du temps libre ; Pavel Trantina, président de la CESE (Comité européen économique et social) a évoqué la liberté du dimanche et son impact sur le bénévolat ; Stephan Dietzen, représentant le Bureau européen du Comité Olympique.

La productivité et la compétitivité posent certains problèmes. La croissance économique suppose une activité humaine 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La santé des travailleurs par conséquent doit être prise en compte. Dans ce sens, il convient de sauvegarder les rites sociaux indispensables et de ménager des temps libres susceptibles de maintenir la dimension culturelle et religieuse de la société. Ces rites sociaux collectifs permettent de limiter les problèmes liés à la surconsommation. Tout individu a droit à une vie relationnelle de qualité. Pour cela, un jour chômé fixe doit être choisi et prévaloir pour toute la Communauté européenne. Cela ne pourra que renforcer les liens sociaux et les échanges humains, ce qui représente un facteur de santé des travailleurs.

Maciej Ptaszynski, au nom de la Chambre du commerce polonais, Joseph Thouvenel représentant la Confédération des travailleurs chrétiens de France, Hannes Kreller et Peter Novovesky, de l’Alliance pour un dimanche chômé en Allemagne, Alfred Bujara, pour le Secrétariat des banques, du commerce et de l’assurance en Pologne ont exprimé le souhait suivant : « A ce niveau, c’est surtout un appel en vue d’une Europe plus sociale, où des hommes et des femmes pourront disposer de temps libre pour eux-mêmes et pour leurs familles. C’est aussi une réaction contre les multinationales et contre les gouvernements nationaux où les intérêts économiques sont jugés plus importants que l’homme. »

Source : AIDLR/MM/BIA