Lausanne, Suisse – La spiritualité du sabbat à la Cathédrale

Mis à jour le 01.04.2011 à 12:50
Lausanne, Suisse ? La spiritualité du sabbat à la Cathédrale
Le dimanche 6 mars, à la cathédrale de Lausanne, les membres de l’église adventiste dans le Canton de Vaud, ont offert une célébration de la Parole sur le thème central : La spiritualité du sabbat.

Pour la coordinatrice de cette célébration et membre du comité de la CECCV (Communauté des églises chrétiennes dans le canton de Vaud), Gabrielle Calderara : « Que notre Église puisse prier dans la cathédrale de Lausanne est un grand privilège. Nous avons essayé de donner le meilleur de nous-mêmes durant cette célébration qui a été une occasion d’approfondir notre unité ».

En effet, les communautés de Lausanne, Renens et Gland se sont associé pour ce moment, avec la chorale Accroch’cœur et le groupe angolais Glad Gospel. Une célébration variée avec comme fil conducteur une réflexion sur la spiritualité du sabbat.

Emmanuelle Abt, pasteur à Lausanne, a commencé par « le sabbat et nos racines », soulignant qu’il est un temps mis à part par Dieu, qui bénit ce jour. Dans le décalogue, il est le commandement charnière entre les commandements dirigés vers Dieu et ceux vers l’homme. Même le bétail doit se reposer. « Dieu me donne la liberté que je n’ai pas les autres jours, il m’offre un septième de mon temps en cadeau. Fais du sabbat tes délices en honorant l’Eternel », affirmant Emmanuelle Abt.

Jésus a proclamé l’Évangile le jour du sabbat, rappelle Dominick Frikart, pasteur à Renens. Et de citer le passage où Jésus dit : « Venez à moi, vous qui êtes fatigués, et je vous donnerai du repos ». Le Christ est notre sabbat, qui connaîtra un accomplissement parfait à son retour. « Le sabbat conteste l’agitation stérile, il est signe du monde à venir, temps de l’homme renouvelé par le temps de Dieu. Dans le sabbat, nous sommes dans l’être, pas dans le faire ».

Goûter à l’être et savourer l’instant présent
L’aumônier de la clinique de Lignière, à Gland, le pasteur Thierry Lenoir, a médité sur le thème du « Sabbat, Présent libéré ». « Une libération apportée par le Christ, le maître des renversements, qui propose une spiritualité dont les principes sont au service de l’humain, et non l’inverse. Il m’apprend à aimer tous les humains, même les plus misérables, avant d’aimer les lois, même les plus divines », affirme-t-il.

T. Lenoir cite Karl Barth, pour qui le message du sabbat résume toute la Bible : il nous relie à nos racines, ouvre notre horizon, donne un avant-goût du Royaume de Dieu et une dimension sacrée à notre aujourd’hui. « Dans le sabbat, j’arrête de faire et je goûte à l’être, je vis l’accueil de la grâce d’aujourd’hui et un espace de réconciliation intérieur », conclut-il.

A la fin de la célébration, Gabrielle Calderara a proposé un petit exercice pratique afin de « savourer l’instant présent, un art, un privilège, mais aussi un apprentissage ». Elle a distribué des bols avec des fruits secs en invitant l’assemblée (environ 200 personnes) à devenir consciente de ce que nos sens perçoivent : « en mangeant nous utilisons tous nos sens. Goûtons, sentons, touchons avec nos cinq sens. Que le Seigneur nous aide à les utiliser pour savourer le moment présent ! »

Source : Martin Hoegger Président du CECCV/FSRT/BIA