Silver Spring, Maryland, Etats Unis - Le niveau stable des dimes et des offrandes est notable alors que l'Eglise adventiste résiste à la crise économique

Mis à jour le 23.10.2010 à 22:40
Silver Spring, Maryland, Etats Unis - Le niveau stable des dimes et des offrandes est notable alors que l'Eglise adventiste résiste à la crise économique
Alors qu'elle fait face à des défis persistants au niveau économique, l'Eglise adventiste du septième jour demeure dans une position forte lui permettant de maintenir ses opérations et le financement ininterrompu de sa mission à travers le monde, ont indiqué les responsables financiers de l’Eglise lors du Conseil annuel du 11 octobre.

Les délégués réunis au siège mondial de l'église ont voté d'approuver un montant de 104,5 millions de dollars en affectations budgétaires pour l’année 2011. Quelques 5,5 millions de dollars permettront de poursuivre l'impression et la distribution du magazine « Adventist World ». Les délégués ont approuvé un investissement spécial de 1 million de dollars pour amplifier la circulation du guide d’étude de la Bible de la catéchèse des adultes (Ecole du Sabbat). De plus, les dotations à chacune des 13 divisions mondiales augmenteront de 4%.

Les délégués ont également approuvé une allocation annuelle de 200 000 dollars pour le fond de la Session de la Conférence Générale de 2015, soit un total de 7 millions de dollars sur cinq ans, un million de plus par rapport au budget de la dernière session de l'été dernier.

Les dimes versées par les membres en Amérique du Nord ont augmenté d’1% à la date d'aout 2010 par rapport à la même période l'année dernière a indiqué Robert Lemon, le trésorier de l'Eglise mondiale. Cependant cette augmentation est négligeable lorsqu'on prend en considération le taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien a ajouté Robert Lemon. Les fluctuations du taux de change entre les devises affectent de la même façon les offrandes des missions de l'Amérique du Nord.

« Le fait que les dimes et les offrandes aux Etats Unis se soient maintenues à un niveau stable en dépit d'une augmentation sensible du taux de chômage dans le pays, est un témoignage de la fidélité des membres », a dit Robert Lemon. Alors que beaucoup d'organisations caritatives connaissent un déclin sensible au niveau des dons, l'Eglise adventiste peut « louer le Seigneur » pour la stabilité financière, a-t-il ajouté.

Alors que les dimes provenant des régions en dehors de l'Amérique du Nord connaissent une augmentation substantielle, les responsables financiers de l'Eglise ont indiqué que là encore les taux de change gonflent aussi les totaux. Ils estiment de telles fluctuations sont responsables de plus de la moitié d'une augmentation des dimes de 19 pourcent soit 2,7 millions de dollars, par rapport à 2009. Les offrandes des missions pour la même période ont augmenté de 5,5 millions de dollars - une augmentation de 18,3 % -- lorsqu'on considère les augmentations réelles dans les offrandes locales et les taux de change.

Alors que la récession mondiale a amené un renforcement du dollar américain par rapport à beaucoup des autres devises mondiales, le dollar s'est affaibli depuis le début de 2009. Les régions qui reçoivent des dotations en dollars américains réalisent maintenant que les montants ne sont plus aussi importants, a-t-il dit.

« Parce que près de 40 % des dimes et offrandes dans le budget du siège de l'Eglise mondiale sont versées en devises autres que le dollar américain, l'Eglise est vulnérable aux fluctuations, » a dit Robert Lemon. Selon que les taux de change en cours favorisent le siège de l'Eglise ou le champ mondial, cela détermine la planification financière chaque année.

« Le budget prévisionnel de l'année 2011 est basé sur les 1,9 milliards de dollars en dimes mondiales reçues en 2009 », a indiqué le trésorier adjoint, Juan Prestol qui a fait référence à ce chiffre comme étant le « fondement » de toutes les affectations budgétaires.

En 2011, les responsables financiers de l'Eglise commenceront à mettre en place un changement au niveau des dotations budgétaires suggéré tout d'abord lors d'une rencontre administrative de l'Eglise en 2008. La décision est une manière de reconnaitre l'autosuffisance financière accrue dans certaines régions, permettant ainsi de déplacer des fonds additionnels pour satisfaire aux besoins dans d'autres régions.

« Le résultat en réalité n'affecte pas le budget du siège de l'Eglise mondiale. C'est simplement une augmentation d'un coté et une diminution d'un autre », a précisé Juan Prestol.

« Le siège de l'église mondiale continuera de fonctionner avec un plafond de 2 % des dimes mondiales, soit 38 millions de dollars » a précisé Juan Prestol. « Cela signifie que chaque somme de 1000 dollars dépensée au siège de l'Eglise représente 21000 dollars en dimes mondiale », a-t-il dit.

« La pensée qui me traverse l'esprit chaque fois que nous dépensons de l'argent est : quelqu'un a été poussé par le Seigneur à verser la dime, » a déclaré Juan Prestol. « Les gens ne donnent pas la dime parce qu'ils ont de l'argent en plus ; ils le font parce qu'ils sont engagés. Pour moi c'est un miracle. Cela place le versement de la dime dans une catégorie bien au dessus de celle des dons, » a-t-il dit.

Il a invité les délégués à regarder la liste de distributions - ce qui peut de prime abord « sembler mécanique » -- comme une expression de la foi des membres et une « célébration de leur engagement. Les responsables financiers de l'église », a-t-il ajouté, sont déterminés à « préserver l'intégrité » des versements des membres tout en confrontant la réalité financière qu'est celle de soutenir une dénomination mondiale de plus de 16 millions de membres.

Source : ANN/BIA