Atlanta, Georgie, États-Unis – Préparation de la 59e session de la Conférence générale des adventistes du septième jour

Mis à jour le 19.06.2010 à 23:42
Atlanta, Georgie, États-Unis ? Préparation de la 59e session de la Conférence générale des adventistes du septième jour
Du 23 juin au 3 juillet, les délégués des églises adventistes présentent dans 204 pays du monde se retrouveront au centre des Congrès de la ville d’Atlanta, en Georgie, aux États-Unis. Ils représentent les 13 sections administratives nommées divisions de l’Église adventiste du septième jour.

La répartition des délégués est faite selon la distribution géographique suivante (188 pour la Division de l’Afrique du Centre Est, 120 pour la Division eurafricaine, 117 pour la Division eurasiatique, 345 pour la Division interaméricaine, 240 pour la Division nord-américaine, 76 pour la Division de l’Asie et du Pacifique-Nord, 260 pour la Division Sud-américaine, 99 pour la Division du Pacifique-Sud, 192 pour la Division de l’Afrique australe et de l’Océan Indien, 143 pour la Division de l’Asie du Sud, 153 pour la Division de l’Asie et du Pacifique-Sud, 127 pour la Division transeuropéenne, 131 pour la Division de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.)

Plus de 2 400 délégués choisiront les principaux dirigeants de leur Église pour les cinq prochaines années. Ils voteront sur une quantité d’autres points à l’ordre du jour de cette assemblée mondiale, allant de la structure administrative de l'Église aux changements portés au Manuel d'église.

Leur première tache consistera à nommer le président de l'Église mondiale et les présidents de chacune des 13 divisions mondiales de l'Église, puis les directeurs de département au siège mondial et leurs homologues régionaux.

La plupart des élections auront lieu durant les premiers jours de cette rencontre administrative, laissant ainsi le reste du temps pour les rapports des différentes Divisions et des institutions sans négliger les autres points à l'ordre du jour.
Pour Larry Evans, l’un des secrétaires de l’Église mondiale, « ce qui est plus remarquable c'est probablement un point à l'ordre du jour, qui, une fois voté, ferait passer l'élection des adjoints des départements, à la première rencontre administrative après cette session. »

Vu le volume de votes pris pour l'élection des responsables lors de cette session, le processus de nomination peut apparaitre comme étant précipité, ce qui amènera d'ailleurs certains délégués à souhaiter avoir plus de temps pour considérer les personnes à nommer.

Larry Evans a précisé « cette procédure permettrait d'avoir plus de contributions dans la recherche d'adjoints complémentaires pour les départements. Cela donnera aux directeurs de département nouvellement élus, le temps de réellement mettre en place leurs différents départements. Jusqu’à présent, la personne élue ne dispose que d'un jour pour choisir deux directeurs adjoints. »
Vu toutes les nouvelles technologies qui sont à la disposition des responsables de l’Église, les délégués voteront aussi pour déterminer si les membres des comités exécutifs – tant au niveau du siège de l'Église mondiale qu’au niveau des Divisions géographiques - peuvent officiellement participer aux rencontres par le canal de téléconférences, Webcam ou autres méthodes permettant aux membres de communiquer simultanément dans différentes régions du monde.

Un Manuel d'Église révisé doit être aussi considéré. La dernière révision du manuel remonte à 2005. Les délégués se prononceront sur différents changements.
Lors d'une rencontre administrative en 2008, les délégués ont d'abord voté la mise en place d’un groupe d'étude de révision de l’actuel Manuel d'Église.

Cherchant à produire un Manuel plus concis, le groupe a réarrangé les chapitres, réorganisé les paragraphes et les phrases, éliminé les citations et les déclarations redondantes, ajouté des textes bibliques, inclus les références des ressources et des sites web des départements et a aussi mis à jour le vocabulaire pour s'adapter à la modernité du vocabulaire utilisé par les médias modernes.

Le groupe a aussi ajouté des déclarations spécifiques donnant des directives pour la nomination des employés de l'église et des volontaires qui travaillent étroitement avec les enfants mineurs, ceci afin de garantir la sécurité des enfants et des autres individus vulnérables. Ceux qui sont appelés à travailler avec les enfants--y compris avec les Éclaireurs dans le cadre du scoutisme, de l'École Biblique de vacances, du Ministère des enfants et dans les programmes de catéchèse nommé Ecole du Sabbat - doivent remplir les conditions et répondre aux normes stipulées par l'Église et par la législation des pays, telles que la vérification des antécédents judiciaires ou autres, ou encore les certifications requises.

Le Manuel d’Église propose dans ses déclarations le cas des personnes ayant commis des agressions sexuelles. Radiées, ces personnes peuvent aussi être réintégrées.
« Le fait de retrouver son statut de membre n'élimine pas toutes les conséquences d'une violation à ce point grave, » peut-on lire dans cette section, où il est ajouté que ceux qui ont été "condamnés ou radiés" pour agression sexuelle ne devraient jamais obtenir une position qui leur permettrait d'avoir « un contact sans supervision avec des enfants ou d'autres individus vulnérables. »

Bien que de telles directives n'aient pas encore été présentées jusqu’ici dans le Manuel d'Église, « elles ne représentent pas pour autant des pratiques nouvelles pour l'Église », a déclaré Rosa Banks, une des secrétaires adjointes de l'église mondiale ayant joué un rôle dans la rédaction d'un protocole à observer pour traiter des cas d'inconduite sexuelle et d'agression d'enfants, et ce, dès 1991 lorsque l'église en Amérique du Nord a commencé à traiter des questions d'agression.

« L'Église est activement engagée dans la mise en place de règlements et de directives visant à protéger les enfants des attaques des agresseurs depuis maintenant près de 20 ans, » a dit Rosa Banks. Inclure dans le Manuel d'Église des directives déjà en place dans plusieurs divisions sert à renforcer leur pertinence à l'échelle globale, a t-elle ajouté.

Le Manuel d'Église révisé introduit également un glossaire de termes fréquemment utilisés, y compris une définition de l'expression "Union d'églises" une structure administrative de l'Église dans laquelle un groupe de congrégations locales se trouve directement sous la responsabilité d'une Union, éliminant ainsi le niveau de fédération ou de mission. Lors de la session, les délégués approuveront plusieurs Unions d'églises récemment formées, et considéreront aussi la possibilité d'étendre l'utilisation de cette structure.

Source : ANN/BIA