Port-au-Prince, Haïti : Des sinistrés face à la fureur des éléments

Mis à jour le 16.06.2010 à 09:08
Port-au-Prince, Haïti : Des sinistrés face à la fureur des éléments
Les sinistrés du séisme ont le sentiment d’être abandonnés à la furie des éléments alors que la saison des pluies bat son plein depuis plusieurs semaines et que la saison cyclonique a déjà débuté.

Sous une pluie battante les enfants nus dansent donnant l’illusion que la pluie est une manne du ciel. Mais autour d’eux les adultes courent dans tous les sens essayant de trouver un abri où d’aller conserver un peu d’eau sous les tentes et les bâches qui leur servent de demeures.
Cette situation est celle observée un jour de pluie à la place St-Pierre à Pétionville (périphérie est), l’un des grands sites d’hébergement spontanés érigés au lendemain du 12 janvier.

« Je suis née à Pétionville, j’y habite également. C’est ici que je réalise toutes mes activités, c’est ici que mes enfants sont nés : je n’ai aucun autre endroit où aller. Depuis la catastrophe je dors dans la rue avec mes deux enfants et personne jusqu’à date ne nous est jamais venue en aide », explique Dieulène, une jeune mère de 18 ans.

Le cas de cette jeune mère est semblable à celui d’un million de personnes qui vivent dans des sites comme celui de la Place St-Pierre et qui pour la plupart dépendent de l’assistance internationale.
« Après le passage d’une catastrophe naturelle (…) chaque individu doit être pris en charge par le gouvernement. Mais comme vous le savez, l’Etat haïtien ne prend pas ses responsabilités. C’est pourquoi la population Petionvilloise est confrontée à pas mal de problèmes. Or nous voici en juin et il pleut presque chaque après-midi », signale un déplacé.

L’une des inquiétudes liées à la pluie est le risque d’insécurité alimentaire. Le programme alimentaire mondial (Pam) a d’ailleurs pour cela pré-positionné 2 millions de rations alimentaires en des points stratégiques du territoire national.
Mais le risque d’inondation est encore plus alarmant quand on sait que certains sites sont inondables et que ni les tentes, ni les bâches en plastique ne résisteront aux vents des cyclones que l’on prévoit cette année.

« Quand il pleut, ma famille et moi sommes obligés de dormir au beau milieu de la boue. Il parait qu’on va nous déplacer, qu’on va nous donner une tente. Mais nous n’avons plus d’espace, nous n’avons pas de terrain, nous ne savons pas où nous mettrons cette tente », rapporte un homme.
Le déplacement vers des sites situés hors de la capitale, l’une des solutions de relogement du gouvernement quoique controversée, demeure un processus qui suit son chemin.

Une autre solution est la construction d’habitats transitionnels dans la communauté des victimes. Par exemple, dans plusieurs quartiers de la commune de Carrefour, l’Adra (Agence adventiste d’aide et de développement) s’apprête à construire 5 000 de ces habitats.

Cette initiative rejoint le vœu de Dieulène qui rêve de vider les lieux. « Je pense que si on me donne des tôles et des planches je pourrai quitter la place St-Pierre. Ma maison à morne Hercule a été détruite je n’ai plus de toit. Si on me donne des tôles et des planches, je chercherais où les installer pour habiter avec les enfants », dit-elle.
Le gouvernement a fait savoir en plusieurs occasions qu’il ne pourra pas reloger tout le monde. A Port-au-Prince notamment, seul 40% des maisons sont sûres.

Source : AlterPresse/Karenine Francesca Théosmy/BIA
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