Genève, Suisse - Le succès de la « Bible à 1,50 € » stimule le marché spécialisé

Mis à jour le 03.11.2008 à 09:07
Genève, Suisse - Le succès de la « Bible à 1,50 ? » stimule le marché spécialisé
Avec près de 880 000 exemplaires écoulés en moins d’un an, le succès de cette Bible à prix cassé ne se dément pas. Non sans susciter des discussions dans le cercle de l’édition religieuse.

Proposer une version « low cost » de la Bible : c’est le pari qu’a relevé la Société biblique de Genève en lançant, il y a un an, sa propre traduction des Écritures. Diffusée dans les librairies et dans les enseignes de la grande distribution, cette « Bible à 1,50 € » destinée à offrir « l’original avec des mots d’aujourd’hui », a remporté un incontestable succès commercial, avec près de 880 000 exemplaires écoulés.

« Une surprise », reconnaît Jean-Pierre Bezin, directeur de la fondation suisse, le tirage initial devant se limiter à 200 000 exemplaires. Mais la diffusion fut « huit à dix fois plus importante que prévu » ! En France, 330 000 volumes ont été écoulés en un temps record, séduisant particulièrement les internautes : 40 % ont été diffusés sur des sites tels que Fnac.com et Amazon, 38 % l’ont été en librairies générales et 22 % en grandes surfaces.

Un succès qui a largement débordé les frontières de l’Hexagone, avec 420 000 Bibles vendues en Afrique. « Des dons permettent de subventionner l’acheminement des stocks afin qu’elles soient bien vendues 1,50 € sur place, » précise Jean-Pierre Bezin. « Par endroits, c’est une révolution que chaque africain puisse acquérir sa propre Bible. » Les 120 000 autres exemplaires ont été écoulés en Suisse, Belgique, Canada et en Europe.
Pourtant, cette Bible avait d’abord suscité des réserves, notamment en raison de la traduction utilisée. En effet, si l’Alliance biblique française (ABF) se veut interconfessionnelle, la Société biblique de Genève, elle, assume sa sensibilité « évangélique ». Ainsi, la Bible à 1,50 € s’appuie sur la traduction de Louis Segond, mais sans prendre en compte les révisions successives proposées par l’ABF après concertation entre catholiques, orthodoxes et protestants.

De plus, note Bernard Coyault, secrétaire général de l’ABF, « acheter la Bible ne signifie pas qu’on va la lire ! ». Pour lui, il est plus que jamais essentiel d’en fournir « des clés de compréhension », afin de « combler la distance entre la Bible et le monde d’aujourd’hui ». D’où une nouvelle Bible expliquée en français courant, qui sera diffusée dès novembre par l’association française au prix de 17 €.
Du côté de la Société biblique de Genève, on se réjouit de cet « effet d’entraînement » : « Notre ligne éditoriale se développe tranquillement », se félicite Jean-Pierre Bezin, évoquant les travaux en cours autour d’une « Bible archéologique », destinée aux férus d’histoire.

Source : La Croix/BIA
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