Bucarest, Roumanie - Les adventistes et d'autres groupes religieux s'inquiètent au sujet du vote d'une nouvelle loi religieuse

Mis à jour le 04.01.2007 à 20:31
Bucarest, Roumanie - Les adventistes et d'autres groupes religieux s'inquiètent au sujet du vote d'une nouvelle loi religieuse
Les adventistes du septième jour de Roumanie se sont joints à d'autres communautés religieuses et groupes de défense des droits de l'homme pour attirer l'attention sur une loi religieuse controversée. Ce texte de loi n'a pas encore été rendu public ni débattu par les membres des deux chambres du Parlement de Roumanie. Selon ce que rapporte 'Forum 18 news_old Service' depuis la Norvège, le vote de cette loi n'a pas été réalisé dans le respect des procédures de vote parlementaire national.

Selon le même rapport, les législateurs disent que l'adhésion récente de la Roumanie à l'Union Européenne explique la précipitation et la discrétion apparentes avec laquelle cette loi est passée. Les adventistes sont davantage concernés par l'impact possible de la loi sur la liberté et sur l'expression religieuses dans le pays que sur le processus de vote.

Selon les sources d'ANN, la loi semble, à première vue, apporter un développement positif, parce qu'elle prône l'autonomie de toutes les 'dénominations légales'. Mais on se pose la question de son impact sur la liberté religieuse.

Bien que la Roumanie ne prétende pas avoir de religion d'état officielle, l'église orthodoxe roumaine domine depuis longtemps la scène religieuse du pays. Teodor Hutanu, président de l'église adventiste en Roumanie, parle de cette loi religieuse comme d'un 'grand pas' pour la Roumanie car elle permet que toutes les religions soient sur le même pied d'égalité.

Cependant, certains s'inquiètent dans le pays des conditions selon lesquelles le gouvernement va juger si une dénomination est 'légale' ou non. T. Hutanu fait remarquer que « selon la perspective adventiste, le problème a trait au processus selon lequel une association religieuse est reconnue selon les standards de l'Etat, avant d'être une dénomination reconnue pour ce qu'elle est ».

T. Hutanu et les autres craignent qu'avec cette reconnaissance viennent des faveurs. T. Hutanu dit que la loi religieuse laisse de la place pour une potentielle discrimination puisqu'on s'interroge sur la durée d'existence du groupe religieux et sur le nombre de ses membres.

Il est aussi stipulé dans la loi que des écoles paroissiales sont requises pour tout enseignement d'un programme religieux et qu'une section sera mise en place pour contrôler l'expression religieuse et limiter certains symboles religieux.

Tout en gardant une certaine réserve, T. Hutanu croît pourtant que cette loi religieuse sera profitable pour les roumains. Il se veut rassurant en disant que les adventistes roumains « seront certainement impliqués dans les négociations » pour proposer des amendements à la loi « dans le but de prévenir toute entrave à la liberté religieuse d'expression ».